Les feux du Bollenberg

Synopsis

Un homme âgé, accompagné de son petit-fils et muni d'un tonnelet, gravit la colline du Bollenberg. C'est l'automne, les vendangeurs travaillent dans les vignes. Non loin d'une pierre dressées, ils s'assoient et allument un petit feu. L'homme explique à l'enfant d'où vient le nom de Bollenberg, tout en buvant à petites lampées à son tonnelet. En off, une voix décrit les origines néolithiques du lieu et ses particularités géologiques.
L'homme raconte ensuite comment il a été témoin d'un sacrilège dans l'église de son village, Orschwihr. La scène est présentée en flash-back : enfant de chœur, il a vu autrefois le prêtre découvrir un livre de sorcellerie caché sous la nappe sur l'autel. Une personne embusquée derrière un pilier, et qu'il a cru reconnaître, s'est alors enfuie : probablement la sorcière...
Le feu s'est fait plus vif. L'homme boit à plus larges rasades dans son tonnelet. La voix off précise que de nombreuses histoires de sorcelleries se sont déroulées dans cette région, se terminant parfois dramatiquement. Le vieil homme s'approche de la pierre, qui se nomme "la pierre des anges". Il explique que si, en se tapant la tête sur cette pierre, les jeunes enfants voient des anges, cela leur assurera santé et prospérité. Le vin commençant à faire son effet, il joint le geste à la parole...
Nouveau flash-back : l'enfant de chœur veut s'assurer que la femme qu'il a vu s'enfuir dans l'église est bien la sorcière. Il se glisse chez elle et l'observe par la porte entrebâillée, se livrant à d'étrange pratiques. Sous son œil imaginatif, la femme prend un aspect diabolique. La voix off tempère ces effets en soulignant comment on en arrive à transformer ainsi la réalité, dans ce village.
Le feu crépite davantage. L'homme raconte une autre histoire dont il a été témoin : toutes les femmes du village ont vu un jour leurs maris, partis travailler à Rouffach, de l'autre coté de la colline, se faire entraîner dans une sabbat diabolique. Une fois encore, mais en s'adressant directement à lui, la voix off le corrige. La scène est présentée en parallèle.
Le tonnelet est maintenant vide. Les propos de l'homme sont de plus en plus incohérents. Il se remémore, soit-disant, des scènes de sorcellerie dans les cuisines, dans les granges ou dans le cimetière du village. La voix off prend le relais et montre à sa place le coté imaginaire et le coté réel des scènes évoquées.
Le feu est devenu un gigantesque brasier. Mélangeant la coutume du feu de la Saint Jean et les feux de sorcellerie, l'homme évoque les sabbats fantastiques qui se déroulaient sur le Bollenberg. Le film se termine sur une danse de sorcières, sous les traits de jeune femmes nues, chorégraphiée autour d'un feu.

 



 
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